Chaud devant!
mars 15, 2007 par Bluelulie
Et voilà, je prends l’avion en vol et je décide de participer à la 5ème édition de la rédac du mois. Se retrouvent en Première Classe, les grands voyageurs qui ont déjà quelques miles derrière eux : Laurent, Aurélie V., Hervé, Fred, Bergère, Ervalena, René, Bertrand, Isabelle, Nathalie, Jojo, Aurélie N., Jean-Marc, bv et timidement, je prends place en classe éco, coté hublot, contente d’être du voyage. Pour ceux qui ne connaissent toujours pas, le principe est simple, un seul et même bagage. Nous devons tous publier le même jour, à la même heure, sur le même sujet. Vous pouvez parlez d’une « blogalisation » globale, un petit échange autour du monde sur un thème, où je me suis bien cassée les dents en le voyant : racontez-nous « votre pire expérience culinaire… (Que vous ayez participé à sa conception ou que vous l’ayez seulement mangé) ». Autant donc pour ma pomme, car s’il y a bien un sujet que j’essaye à tout prix d’éviter de parler, c’est de cuisine. Pourquoi ? Tout simplement parce que je suis un flan dans ce domaine ! Mais bon, pas de retour en arrière possible, le billet n’est ni échangeable, ni remboursable. Et puis, à 15 000 pieds dans les airs, je suis cuite…
Oui, c’est bien ma veine, parce que je n’ai pas une seule pire expérience ‘culinaire’, mais des tonnes. Je me suis bien creusée la ciboulette, et non je n’arrive pas à mettre mon grain de sel sur la pire des pires. Tenez, la dernière en date, mon bœuf bourguignon à la cocotte, un vrai désastre culinaire par excellence (ben quoi, on m’a dit que c’est plus facile avec une cocotte, « tu peux pas te louper », hum). Je ne suis pas une créative en cuisine, moi, je suis les recettes, du moins j’essaye. On me dit de découper en morceaux la viande, d’hacher les oignons et l’ail et de couper les champignons en quartier, jusque là tout va bien. Mettre de l’huile et le beurre dans ma cocotte, faire revenir les lardons, les retirer et mettre à la place les morceaux de viandes, là ça se complique, mes lardons grillent trop vite, l’huile commence à me chatouiller le nez. Quand vient l’opération de saupoudrer la farine en remuant, (saupoudrez, c’est quoi au juste, un petit peu, un peu plus qu’un peu ?), là ma viande dégénère en des morceaux visqueux d’une pâte infâme auxquels je continue d’ajouter le vin rouge (à la guerre comme à la guerre), l’ail, le bouquet garni, les lardons carbonisés et refroidis et les champignons. Assaisonner et fermer la cocotte (« dés que la vapeur s’échappe, baisser le feu et laisser cuire selon le temps indiqué », hm fastoche). Mais c’est normale si elle s’échappe au bout de 2 minutes ?, et puis si ça part de tous les cotés ??, hmm (qui vivra, verra). Bête et disciplinée (pour une fois), je laisse cuire le temps indiqué, sauf …qu’avant la fin, ça sent le brûlé. A peine le temps de le penser, mon détecteur de fumée se met à hurler !!! Et …voooilààà ! Ça pas loupé, le bœuf bourguignon, a fini comme bien d’autres, cramé, et au fond de la poubelle.

Quand à la cocotte, elle, a retrouvé sa place préférée, au fond de l’évier. Vraiment, ma pauvre cuisine, à chaque tentative de création culinaire devient le théâtre d’un vrai champ de bataille, où l’enjeu est ma propre survie, passionnant mais tellement terrifiant. Un affrontement entre les ingrédients, la batterie d’ustensiles et moi. Mais j’arbore avec fierté mes cicatrices de guerre, pour n’avoir pas moins été ébouillantée, brûlée au deuxième degré, éborgnée, coupée (à moult reprise), aspergée de liquides huileux et même empoisonnée…

Mais bon, tout n’est pas de ma faute quand même, hé ho, j’aimerais bien vous y voir avec une gazinière tout droit sortie d’un catalogue des années 50 (le dernier cri, à l’époque). Comment voulez-vous que je sache si le feu est doux, fort, bien baissé, si je ne le vois pas ! M’fff …
Oubliés, donc, les rêves de création d’un met délicieux digne d’un restaurant gastronome 3 étoiles au guide Michelin, j’ai vite décanté, mais il faut dire que je suis aussi vite échaudée. Alors, pas une dégourdie aux fourneaux, oui, mais je me soigne. J’ai envie de faire de la cuisine qui ne soit pas trop compliquée, et qui soit réussie. Une cuisine simple, mais soignée dont chaque plat sera un triomphe gastronomique. Un jour, peut-être.
Sur ce, j’ai encore du pain sur la planche, mais j’espère que vous n’en restez pas sur votre faim malgré les quelques miettes que je vous ai jetés. N’allez pas croire que je vous ai offert du réchauffé, c’est que je devais filer. Bah vous suivez, je vous l’ai dit, j’avais un avion sur le feu. A l’heure où ce billet est publié, c’est en effet, la mine défaite, devant le plateau-repas classe éco de la Continental, que vous me retrouvez…













Allez, viens faire un stage chez moi, la cuisine italienne est bonne, simple (enfin… ça dépend des plats), conviviale…
Bon voyage!!!
Hihi, depuis 11 ans c’est exactement cette cuisinière que j’ai dans ma cuisine moi aussi, snif… (donc là j’hésite à aller te rendre visite maintenant)
La première chose à faire pour faire de bons plats, c’est de dominer sa cuisinière et son four…
mais au moins ça fait plaisir de voir que tu ne décourages pas !!
Bon parfois ça prend plus de temps
Ben t’es pas dans l’avion toi? Comment tu fais pour mettre des commentaires chez tes co-redacteurs du mois? Ah la la, la technologie moderne…
Pis d’abord je fais de très bon risotti, il n’y a que le riz blanc que je ne sais pas faire!
Tu me donnes l’idée de mettre des recettes de cuisine sur notre blog : avec une famille à nourrir et un idéal de vie saine, bio et au grand air, j’ai du m’y mettre ! Affaire à suivre …
Jojo, bon je reserve le cours pour debutant hein
Pis, je me suis un peu emmelee les pinceaux dans les fuseaux horaires, en fait au moment de la publication je venais d’atterir. Pratique le wireless
Dr. CaSo,
bah si viens me voir, je parle la que des pires parce que c’est le sujet. Mais il y a aussi des reussites…
Isabelle, tres bonne idee pour des incapables comme moi
Je n’ai malheureusement pas eu le temps de lire beaucoup de mes co-redacteurs, la journee a commence tres tot et finira tres tard… allez de nouveau au boulot…
Quand je dis que je n’ai pas les yeux en face des trous…
Laurent, c’est ce que je tente de faire, je l’apprivoise ma belle gaziniere, a defaut de la dominer
Je ne rends pas mon torchon si facilement 
bienvenue au club des blogueurs drogués de la rédac’du mois!
La cuisinière à serpentins!!! Ca existe encore ce truc? C’est dessus que ma mère m’obligeait à faire la cuisine il y a … 35 ans au moins. Très difficile à maîtriser, et puis il fallait tout nettoyer après!!!! Alors je compatis à ta douleur de cuistote manquée!
Comment fais tu pour cramer un boeuf bourguigon en plein vol? tu es fortiche dis donc!!!
Bluelulie, j’ai la même cuisinière que toi, enfin elle date de la même époque en tous cas, et on s’y habitue très bien. Je te rassure!
bluelulie, ce qui compte c’est d’essayer… non mais.
Arg ! et dire que dans 4 mois je vais devoir cuisiner sur le même type d’engin… Est ce qu’il y a vraiment aucune possibilité aucune, que je tombe sur une cuisinière a gaz aux US… Dans ce cas on va devoir faire des concours de carbonnage de casseroles, à savoir laquelle de nous deux mettra moins de temps à nettoyer ses fonds de casseroles… Bienvenue dans la redac et a très bientôt…
PS: En attendant bon courage sur la (longue ?) route de l’apprentissage de la cuisine qui ne soit pas trop compliquée, et qui soit réussie. Une cuisine simple, mais soignée dont chaque plat sera un triomphe gastronomique
Ton récit me plaît bien. Bravo! Je ne dirais qu’une chose en matière de cuisine. C’est en se plantant, qu’on apprend … ou … y’a que ceux qui ne font rien qui ne se trompe pas. Bon, tu as compris j’imagine.
Biz et bien à toi
verO
Joli titre pour une aventure dans laquelle je me reconnais bien!
C’est la faute a la cuisiniere c’est sur, je veux dire la cuisiniere electrique ben sur !
Bonjour de Sydney … ou il est question de piment !
Ervalena, merci
Et oui tu vois cela existe malheureusement encore, les US sont a la pointe en matiere de cuisiniere, huhuh. Enfin, tu comprends mieux ma situation de cuistote manquee
bv, vrai hein, et puis tu peux venir essayer, etre mon cobaye…comment ca non?
bergere, bah ici sur la baie de San Francisco , avec les tremblements de terre, c’est pas trop recommande les cuisinieres au gaz. Mais si ca existe. Bon chiche, on tient les comptes de carbonnage de casseroles
Vero/Delimoon, bah oui j’apprends bien…en me plantant bien, mais bon quand ca marche, ca en vaut la peine et j’oublie les derapes
Nathalie, forcement la faute a la cuisiniere electrique. Si j’avais une vrai gaziniere ou meme une belle plaque a induction, pfft plus de problemes
Lady Iphigenia, (desolee tu etais cachee dans mes spams) je sais avec un peu de bonne volonte de ma part, elle et moi on va bien s’entendre