Ce n’est jamais facile quand la vie et l’amour ne sont pas au rendez-vous. On a tous connu des hauts et des bas, des cœurs gonflés et des cœurs brisés. On a tous pris des risques et tous pris des coups. Dans les moments les plus bas, les amis sont toujours là, plus ou moins adroits à vous remonter le moral, à tenter de vous faire écouter la part des choses, celle du mélodramatique ou de la tragi-comédie de la situation. Tous les remèdes sont bon selon la personne à consoler :un petit verre ou dix, une grande fiesta entre très bons copains, un tête-à-tête entre filles à piétiner la gente masculine, ou simplement renverser la situation en humour sarcastique avec de bon fou rires. Et parce que l’on s’est trouvé des deux cotés, le consolé et le consolant, on s’est très bien que ni l’un ni l’autre rôle est facile à vivre. Je me rappelle très bien avoir envoyé valser tous les consolants venus à mon secours dans l’un de ces moments, tout simplement parce que je savais déjà tout ce qu’ils allaient me dire. J’étais hermétique et il n’y avait que moi qui pouvait m’ « auto-consoler », pas facile la fille…je sais.
Cependant, me voilà aujourd’hui dans le rôle de la consolante, (consolatrice ?, j’en perd mon français…), de l’oreille attentive, à l’écoute des larmes et des plaintes, des gémissements et des douleurs du cœur. Oui, mais voilà, je suis désolée, mais il y a peine du cœur et peine de cœur. Comment vous dire, c’est comme si on pouvait mesurer la magnitude du tremblement de ce pauvre cœur sur l’échelle de Richter. Oui, comment vous dire, c’est comme si vous aviez su, dur comme fer, que ce tremblement n’allait pas tarder à arriver. Que voulez-vous dire alors : I told you so…
Super compatissant comme petits mots non ? C’est sur. Cependant, quand vous réalisez d’un coup que cela fait bien la cinquième fois depuis le début de l’année que vous essayé de consoler cette même âme en peine, les bons petits mots commencent à tarir, et perdre de leur valeur, de leur force… Vous vous sentez impuissante. Impuissante face aux tremblement de cœur à venir pour cette âme, parce qu’il y en aura d’autres. Et voilà bien le cœur du problème, comment faire entendre à la consolée, plus ou moins adroitement, que son cœur doit devenir un peu plus…raisonnable. Car on le sait tous, « le cœur a ses raisons que la raison ne connaît pas »…
En attendant de trouver mes mots, je pique ceux d’un mes nouveaux paroliers et artistes favoris :
Là, on se trouve là
L’un devant l’autre
Il fût un temps, on se tenait chaud
Là, il fait plus froid
On cherche les mots
Nos deux caddies dans le rayon Bio
On s’était promis un peu trop tôt
Une vie, un château,
Des rêves assortis
Et sous la peau deux coeurs ex-aequo
Là, on parle de toi
De ton boulot
Tes deux enfants
Tes problèmes de dos
On a beau en faire un drame
On a beau verser des larmes
Je ne sais plus qui m’a dit “Tu t’en remettras”
On a beau en faire un drame
On a beau verser des larmes
Je me dis aujourd’hui: “Tiens c’est mieux comme ça!”
Moi je deviens quoi?
Et aussitôt: “Ah bon tu chantes? mais sur quelle radio?”
Là, devant moi, c’est rigolo
Moins de cheveux et plus de kilos
On s’était promis plus qu’il n’en faut
Un lit, des cadeaux
Et les jours de pluie
Des jeux idiots, des rires ex-aequo
On a beau en faire un drame
On a beau verser des larmes
Je ne sais plus qui m’a dit “Tu t’en remettras”
On a beau en faire un drame
On a beau verser des larmes
Je me dis aujourd’hui: “Tiens c’est mieux comme ça!”
Là, on se quitte là
Nos numéros sur le ticket de caisse
Ecrits au verso
Là, je suis chez moi
Avec mon autre
On passe la nuit à se tenir chaud
On a beau en faire un drame
On a beau verser des larmes
Je ne sais plus qui m’a dit “Tu t’en remettras”
On a beau en faire un drame
On a beau verser des larmes
Si elles tombent aujourd’hui, c’est des larmes de joie
On a beau en faire un drame
On a beau verser des larmes
On les essuie et puis on s’en va
On a beau en faire un drame
On a beau verser des larmes
Je me dis :”C’est fini et c’est mieux comme ça!”
Paroles :Y.Guillon











En effet, ce n’est pas un rôle facile ni agréable à tenir! Bon courage!
Oui, les tremblements de coeur sont aussi difficiles que les tremblements de terre — au moins, en Californie ;>) …. quelle mignonne photo en ta derniere poste … la fille qui etait destinee a faire les reconforts … des yeux aimables d’enfant.
le mieux c’est de se mettre une mine! le lendemain on a plus mal au coeur vu qu’on a tellement mal ailleurs!
Madame Bluelulie, je vous ai refilé un questionnaire!
JvH: Non hein pas facile, je suis pas psy moi…
Merci pour les encouragements!
Marylin, la Californienne: huhuh c’est gentil pour la petite fille… a vrai dire, j’ai l’air un peu haggard sur cette photo. Exactement moi dans le role de consolatrice hihihi.
wombat: heu..quoi ca?!
une mine?! Tu veux que je plante une mine dans le coeur deja ecrabouillee de ma copine ???
JvH: Madame von Trieste, vous etes une Chipie!
Bon je vais aller voir cet interrogatoire, heu…questionnaire
t’inquiètes pas, il faut juste être présent(e) dans ces moments là. De toute façon, on sait toujours ce qu’on va nous dire et bien souvent on a pas envie de l’entendre. Par contre, on veut juste avoir une présence amicale et une oreille attentive à ses côtés…
)
Il est aussi vrai que dans certains cas, il faut oser dire les quatre vérités à la personne et ça c’est le plus difficile. Mais si cette dernière est honnête, elle t’en sera reconnaissante (après avoir claquer la porte de chez toi sur le coup
Laurent: J’ai bien huile et reserre les gonds de la porte pour qu’elle tienne le coup ou cas ou.